












L'équipe se compose de quatre individus. Deux femmes, deux hommes.
L'objectif : explorer l'inexplorable, voir l'interdit.
L'équipement : Quatre cerveaux couplés à une vingtaines de sens aiguisés, deux lampes torches.
Nous amenons le courage, l'indiscrétion et l'audace.
L'un fait le guet, un coup à droite, au autre sur la gauche, les gardiens repasseront.
Nous prenons l'avantage. D'un pas vif nous avançons sur le pont qui mène à l'île. Elle est là : menaçante hautaine et intrigante, elle nous attend.
Le pont est étroit et la neige haute, nos pas font preuve. Nous avons une fenêtre de 3 minutes avant le passage de la patrouille.
Là bas : une échelle. Un encas pour notre souplesse. Seul accès à l'immense forteresse, une trappe située là haut, si loin et si petite d'en bas. Nous grimpons, l'un après l'autre, méfiance après prudence.
Nos corps ont su surmonter cette première étape, sauront-ils se satisfaire de ces acrobaties?
Nous y sommes, une dizaine de mètres au dessus du sol, nous sommes entrés. Nous sommes quatre dans ce mastodonte de plus de 8000 pieds carrés.
L'aile de distribution nous amène avec fierté à la maison mère, le long bras nous aspire inéluctablement vers le vif du sujet.
Des portes s'entrouvrent et se ferment, les escaliers de fer avalent nos pas serrés, les étages s'enchainent.
Les respirations fond corps avec la masse métallique, la rouille nous gratte la gorge, nos poumons sont froids.
Un chat mort, un signe satanique comme seule tombe.
L'équipe passe dans un deuxième bâtiment à l'aide de passerelles qui culminent à plus de trente mètres du sol. Nnos peur prennent vies au moindre prétextes : un sol léger, un bruissement de vent, des voix humaines.
Nous y sommes.
Quelle récompense plus juste que cet horizon là.
L'endroit qui culmine, l'endroit qui domine.
Les appareils numériques entamment leurs danses musicales.
Un zzzip à ma gauche, deux clics à ma droite. On immortalise pour se rappeller, pour se dire "on l'a fait".
Tout à coup, un bruit sourd,
Nos regards convergent.
Qui qu'a pété?
4 commentaires:
usine désinfecté (ou désaffectée?)
chère Marie et chère Camille,
Et moi qui vous donnait des leçons de prudence en vous obligeant à traverser aux passages piétons quand le petit bonhomme était au vert lorsque vous aviez 3 ans!
je suis désolé de constater que la leçon n'ait pas été retenue.
A cause de mon coeur fragile, je préfèrerais que vous revoyiez vos circuits de promenade urbaine malgré que la chute -celle du texte- soit une réussite
Et si l'on parlait de votre déménagement?
Photos magnifiques et très beau texte ( avec sublime chute finale....!) , mais j'ai beau chercher, pas la moindre trace d' Indiana Jones sur les photos de vos aventures... pourtant, j'aurai juré que........
Je reviens à ces photos. Je les trouvent vraiment superbes et elles trouveraient leur place dans une expo. C'est dommage que certaines sont en petit format. Peut-être pouuriez vous me les adresser en Picasa pour en faire un diaorama.
Quant au texte, et là je m'adresse au musicien il pourrait être mis en musique, ou lu sur fond musical en choisissant un accompagnement approprié comme celui d'un thriller. D'ailleurs il est question de musique à plusieurs reprises
voulez vous imiter HARRY POTTER il serait plus commode de vous deplacer avec des balais magiques.
bravo pour les photos.
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